L’Inde face au COVID-19 : l’équipe Kynarou nous raconte la crise 3/4

Depuis un an, la pandémie du COVID-19 sévit sur tous les continents, elle a entrainé plus de deux millions de décès à travers le monde. En janvier 2021, l’Inde comptabilisait plus de 153 000 décès et plus de 10 millions de personnes contaminées.

Dans cette série de quatre interviews, nous vous proposons un autre regard sur la crise, celui de notre équipe terrain basée à Pondichéry.

 

L’interview de Neelakandan (3/4)

Coordinateur terrain

 

Depuis le début de la crise du COVID-19, quelle est la situation en Inde ?

La crise du COVID-19 a provoqué un énorme retour en arrière en matière de développement humain. Elle a privé la population de ses moyens de subsistance et a mis sa santé en péril. Les efforts du gouvernement pour mettre en place des aides et des mesures de protection sociale ne sont pas suffisants, il faut rester vigilant car la population a encore besoin de soutien.

 

Comment s’est déroulée la situation sur le terrain lorsque la crise a débutée en mars 2020 ?

Nous n’avons pas pu nous rendre sur le terrain et nous n’avons pas pu travailler à cause du confinement et du couvre-feu. Nous avons été contraints d’interrompre la totalité de nos activités pendant 3 mois.

 

Comment se sont passés le confinement et la crise du côté des bénéficiaires ? Où en est-on actuellement ?

Sur le terrain, les bénéficiaires étaient effrayés par le COVID-19, ils avaient peur pour leur survie, leur emploi et leur futur, car il n’existait pas de remède contre la maladie. Avec l’assouplissement des mesures de restrictions et l’arrivée du soutien humanitaire, les habitants retrouvent espoir notamment grâce à la mise en place des mesures d’hygiène pour lutter contre la propagation du COVID-19. Mais il faudra encore du temps pour que la situation revienne à la normale.

 

Qu’est-ce qui a changé dans votre travail avec la crise sanitaire ?

Pendant le confinement, nous étions totalement bloqués et désespérés de ne pas pouvoir aider les populations sur le terrain qui luttaient pour leur survie. Nous avons décidé de renforcer notre sensibilisation et d’insister sur les pratiques d’hygiène et d’assainissement permettant de lutter contre la propagation des épidémies en général. Nous avons également pris la résolution de mettre en place toutes les installations sanitaires possibles à notre niveau.

 

Pouvez-vous nous dire brièvement quels sont les projets qui vont commencer sur le terrain ?

Nous reprenons progressivement les activités eau et assainissement prévues, auxquelles nous avons ajouté un nouveau volet de sensibilisation spécifique à la lutte contre la propagation du COVID-19.

 

Quels sont les besoins concrets et réels des populations des villages ?

La population a besoin de moyens de moyens de subsistance, et d’un accès à l’eau potable et à l’assainissement.

 

Quel est l’état des lieux eau et assainissement après cette crise ? Comment le secteur a-t-il été impacté ?

Il est maintenant évident que l’accès à l’eau et à l’assainissement sont essentiels, surtout dans ce contexte de crise. Avec la crise, tout le monde a compris l’importance des infrastructures WASH et des bonnes pratiques d’hygiène. Grâce à nos projets, nous avons pu sensibiliser les bénéficiaires et leur avons fait adopter de bonnes habitudes d’hygiène et d’assainissement. Nous espérons que le travail réalisé aura un impact positif dans la lutte contre la propagation du COVID-19.

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